Quand une responsable des espaces publics d’une grande ville nous partage son angoisse des racines des arbres qui défoncent les trottoirs (le vertige des racines ! avoué ici), on repense à une phrase lue la veille dans Kiruna de Maylis de Kerangal : « Dès lors, ce qu’on anticipait il y a un siècle se précipite, inéluctable : la ville s’effondre, elle est peu à peu engloutie par la mine. Des visions d’apocalypse surgissent – gouffres, brèches, glissements de terrain, maisons… > Lire la suite
« Premières impressions. On dit que chaque ville, chaque pays a son odeur. Paris, dit-on, sent ou sentait le chou aigre. (…) Bruxelles sent le savon noir. (…) Les trottoirs sentent le savon noir. Lavage des façades et des trottoirs, même quand il pleut à flots. (…) Peu de trottoirs, ou extrêmement interrompus (conséquence de la liberté individuelle, poussée à l’extrême ». Charles Baudelaire, Pauvre Belgique !, 1864. Près de 120 ans après cette description, les trottoirs de Bruxelles continuent de faire… > Lire la suite
Si vous êtes allés à Bruxelles, vous avez sans doute remarqué ces « renards » qui clament avec force « je ne suis pas un nuisible » sur les bornes électriques des trottoirs. Ces renards sont l’oeuvre de l’artiste Rose Delhaye. Extrait de l’article-interview paru dans Vivre à Bruxelles : « Originaire de Tournai, Rose Delhaye est installée à Bruxelles depuis 5 ans. Fin 2017, elle commence à peindre ses renards sur des bornes électriques à Forest et Uccle. Depuis, ils se font également remarquer… > Lire la suite